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LAURÉATS BRICO-FILMS

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Mme Sidibé Nana Kadidia Toumagnon : Une Niéléni du cinéma malien PDF Imprimer Envoyer

Mme Sidibé Nana Kadidia ToumagnonAmoureuse de son métier, Mme Sidibé Nana Toumagnon, est l’administratrice de la société de production  » Brico Films « . Fervente défenseuse des valeurs maliennes dans le cinéma, elle a fait parlé d’elle, à travers ses productions notamment « Dou, la famille », « Sanoudjé » ou encore  » les Rois de Ségou  » qui vient de paraître avec ses 41 épisodes. Son objectif est de promouvoir  les jeunes cinéastes sur la scène du 7e art. Dans une interview réalisée à Abidjan à Clap Ivoire, l’épouse du grand réalisateur de l’ORTM, Boubacar  Sidibé nous parle de  » Brico films « , sa maison de production et de sa vision du cinéma malien. Elle estime que Clap Ivoire n’est plus une affaire de la Côte d’Ivoire, seulement. Mais plutôt, un événement sous-régional. Lisez plutôt.

 


Bamako Hebdo : Qui est Nana Kadidia Toumagnon ?

Nana Kadidia : Je suis native de San, la région quatrième administrative du Mali, Ségou. Je suis un produit de l’Université Alfred Gaston où je suis sortie avec un diplôme en comptabilité. J’ai, ensuite, fait des Etudes Professionnelles à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sur la Gestion de la production audiovisuelle et une formation organisée par la Coopération française, à Dakar,  sur les techniques de la production audiovisuelle. Depuis 2001, je suis productrice de Films et Administratrice de la Société Brico Films. Je suis mère de quatre enfants.



Pouvez-vous nous présenter votre société de production ?


Brico Films GIE est une société de production, de distribution et d’exploitation de films et vidéo qui œuvre pour la promotion, le développement et la consolidation de notre culture, à travers l’audiovisuel. Elle a été créée en 2001 avec comme objectif principal de communiquer une image positive du Mali et de l’Afrique, riche de valeurs humaines et complètement différente de l’image habituellement véhiculée par les médias d’ailleurs. Par delà, la conquête des Marchés, certes indispensables pour leur viabilité, le cinéma et l’audiovisuel apparaissent au premier rang des instruments permettant aux hommes de se découvrir mutuellement, de communiquer, de se comprendre de s’aimer. Ainsi, le cinéma, l’audiovisuel et les  technologies de l’information peuvent susciter et raffermir le rapprochement des peuples, et par là -même, consolider la paix et la stabilité régionale, sans lesquelles, il serait vain de vouloir réaliser un espace intégré. C’est ainsi, qu’en 2006, nous avons produit 45 épisodes de 26 mn de la Série «  Dou «  afin de traiter des sujets sensibles, tels que, la polygamie, l’excision avec un autre regard. En 2010, nous avons produit 21 épisodes de 26 mn sur la série  » Les Rois de Ségou « , une saga sur le royaume bambara de Ségou qui, a connu l’une des civilisations les plus brillantes de la savane soudanienne au 18e siècle afin de découvrir et de connaître certaines valeurs du passé et des pratiques sociétales qui manquent à notre société contemporaine.

Depuis le lancement du festival concours clap ivoire, le Mali, à travers, la société Brico films a pris part à toutes les éditions.  Quel bilan tirez-vous  de cette participation malienne, douze ans après ?

Une rectification s’impose. Clap Ivoire a vu le jour en 2000. Mais, c’est en 2004, que le Mali a commencé sa participation avec la fiction intitulée Hady de Alou Konaté, produit par le Centre National de la production Cinématographique. En 2005, Brico films a produit un court métrage de Fiction intitulé Kady la fille de Madou de Aminata Dicko. Le film a été sélectionné par le Centre National de la Cinématographie du Mali pour représenter le Mali à la cinquième édition du Clap Ivoire. Brico Films n’a pas participé aux éditions 2006 et 2007. En 2008, Brico Films a produit un court métrage de fiction intitulé l’Africain de Yoro Diakité et un documentaire intitulé «Les Pharmacies Ambulantes» de Fatoumata Sidibé mais, la Commission de sélection des vidéogrammes et le Centre National de la Cinématographie, organisateur de l’évènement au Mali ont décidé qu’aucun film ne représentera le Mali à cause du faible niveau des films soumis à leur jury. Brico films qui soutenait un avis contraire à celui du jury et a envoyé les deux films à Abidjan pour avis. Il a eu raison car, le Documentaire a remporté le Grand Prix Kodjo Ebouclé et a été déclaré meilleur Documentaire. Dans la même année, suite à des constats, la Direction du Cinéma de Côte d’Ivoire et les organisateurs de Clap Ivoire International ont confié l’organisation de la phase nationale de Clap Ivoire au Mali à la Société Brico Films. C’est ainsi que j’ai personnellement participée aux éditions 2009, 2010, 2011 et maintenant 2012.

Quelle a été la qualité de la participation malienne pendant cette période ?


Par l’engagement de Brico Films, nous pouvons dire que Clap Ivoire a sonné au Mali l’engouement des jeunes pour les métiers du cinéma. Les meilleurs films fictions et documentaires ont été sélectionnés pour représenter le Mali parmi d’autres jeunes des Etats membres de l’UEMOA. Pour cette 12e édition, nous avons  » Le Feu de l’amour  » un Fiction 13 minutes de Cheick Mohamed Keïta produit par Brico Films et  » Mariage et divorce  » documentaire 6 minutes du réalisateur Seyba Lamine Sangaré produit par Brico Films.

Quels sont les critères de sélection des jeunes talents devant participer au festival clap ivoire ?


Il y a un règlement intérieur composé d’une vingtaine d’articles qu’il faut respecter pour participer. Il faut tout d’abord que les films soient des courts métrages sous la houlette des jeunes réalisateurs de l’espace UEMOA. Les organisateurs de envisagent l’année prochaine d’élargir le festival aux pays de la CEDEAO.

Quels sont les thèmes les mieux sollicités au cours de clap ivoire ?


Tous les thèmes sont sollicités au cours de Clap Ivoire pour la fiction et le documentaire.

Quel est le degré d’implication de Brico films dans le concours clap ivoire ?

Depuis bientôt 5 ans, Brico Films mobilise la presse, cinéastes, techniciens, acteurs, la Télévision Nationale, le Ministère de la culture et les opérateurs économiques pour une grande implication à l’organisation de la Phase Nationale de Clap Ivoire au Mali. Je peux citer les cas de Fatoumata Sidibé révélée au grand public, lors de l’édition  » Clap Ivoire  » de 2008 où elle a remporté le Grand Prix Kodjo Ebouclé. Elle a travaillé comme assistante à la réalisation sur Bajènè 20 épisodes d’une sitcom de la Télévision Nationale 2009. Elle était aussi l’assistante réalisatrice sur les 21 épisodes des Rois de Ségou que j’ai  produits en 2010 et qui était la série événement de cet été sur TV5monde.

Après clap ivoire, y a-t-il un suivi des jeunes talents que vous produisez ?

Beaucoup de jeunes Réalisateurs maliens présents au Fespaco 2011 tels que Yoro Diakité, Aminata Dicko, Mariam Kamissoko, Awa Sidibé, Sadio Simaga, Fatoumata Sidibé, Seyba Lamine Sangaré, Papou Cissé, ont fait leurs premiers pas dans le monde du cinéma grâce à Brico Films. Ils se battent aujourd’hui  pour se faire une place dans le monde très select des réalisateurs maliens. Et avec l’allure à laquelle ils participent aux nombreux projets audiovisuels comme les rois de Ségou, ils sont à prévoir sur la liste des réalisateurs qui feront demain le bonheur du cinéma africain. Si nous pouvons avoir une génération de jeunes comme Aminata Doumbia, Saïba Sissoko, Cheick Mohamed Lackdaf Keïta, Adama Sidibé, Goulou Keïta Kroungo Doumbia etc. qui s’intéressent au cinéma à cause de Brico Films ou à travers d’autres Structures de productions, c’est un plus pour tous.

Quel est actuellement l’état du cinéma malien ?


Le cinéma malien à l’instar de la majorité des autres cinémas d’Afrique Subsaharienne s’était singularisé très tôt par la production de films de haute facture. Aujourd’hui, ce cinéma manque  de ressources et de dynamique de développement. L’absence de fonds d’aide à la création cinématographique.

Comme industrie le secteur cinéma à besoin de l’appui de l’Etat auprès des institutions bancaires (Ouverture de ligne de crédit). Création d’un cadre dynamique et la mise en place d’une -politique favorable à l’émergence de secteur privé est nécessaire.   Le Cinéma Malien souffre de sa non visibilité cela est du  à travers le manque de Salles de cinéma opérationnelles ; le manque de circuit et de marché susceptibles de faire du cinéma une véritable industrie capable de se régénérer par elle même.

L’absence de politique de diffusion de nos films sur la télévision Nationale (surtout éviter la diffusion gratuite des programmes) et l’absence d’une politique de sauvegarde, numérisation de nos œuvres  pour l’archivage. Et enfin, le manque d’équipement des salles en matériels numériques (DVD – VCD).

Quels sont les problèmes auxquels vous êtes confrontés dans la production ?


Lorsque je décide de faire un film comme la deuxième saison des Rois de Ségou 20 épisodes de 26 munites, le premier problème est la mobilisation des moyens financiers, techniques et humains à mettre au service de la réalisation. Le projet est ambitieux la première série historique du Mali avec la construction des décors et des costumes de l’époque,  les scènes de guerre et de fêtes qui nécessitent des moyens importants. Par exemple, la fête de l’intronisation de Dah avec la foule de 200 personnes a coûté à la production plus d’un million de franc CFA. Mais, si la production n’avait pas résisté au désir de la réalisation qui voulait plus de monde la scène allait coûter plus chère. Il faut noter que la télévision malienne accompagne beaucoup de projets de Brico Films souvent en coproduction.

A la date d’aujourd’hui, combien de films votre société a produits ?

A la date d’aujourd’hui, Brico Films a produit deux grandes séries.  «Dou»  avec15 épisodes de 26 minutes première saison en 2004, la deuxième saison de 30 épisodes de 26 minutes Deuxième saison en 2006.   «Les Rois de Ségou»,  21 épisodes de 26 minutes première saison en 2010 et 20 autres épisodes de 26 minutes  Deuxième saison en 2012 et une dizaine de courts métrages de fiction et de films documentaire.

 

 



Fatoumata Mah Thiam KONE
SOURCE: Bamako Hebdo  du   8 septembre 2012.

 

Commentaires 

 
0 #1 sidibé 01-11-2012 18:15
je suis content de voir sa :lol:
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0 #2 sidibé 01-11-2012 18:18
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